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Soucieux
du développement harmonieux de l'écotourisme,
"Les Heures Saines" fut le
premier a être signataire de la Charte
Les
acteurs institutionnels, les operateurs contractants et leurs partenaires
:
- Considérant l'intérêt économique,
écologique et pédagogique de l'éducation à l'environnement, et de
la mise en place d'une activité durable d'écotourisme baleinier,
- Convaincus de la nécessité de responsabiliser
les opérateurs ainsi que le public sur la protection de l'environnement,
- Désireux de prévenir les éventuels
effets néfastes d'un développement irréfléchi de l'écotourisme baleinier
engendrant des risques pour les cétacés d'une part, et les visiteurs
d'autre part,
- Soucieux d'assurer la durabilité de
l'activité par un code de "non-dérangement des animaux" et un suivi
de l'impact de l'activité sur les populations de cétacés,
- Conscients que cette activité doit
s'intégrer au sein de l'ensemble des activités maritimes et des réglementations
en vigueur,
- Conscients de l'utilité d'instruire le public
et d'apporter aux scientifiques des données sur le comportement des
animaux en étant associés aux études menées dans ce domaine,
Sont
convenus ce qui suit :
I - TERMINOLOGIE
Dans la présente charte, on entend
par dérangement tout acte, omission ou négligence qui affecte ou semble
affecter le comportement normal des animaux ou qui nuit à leur état
de santé.
Par "opérateur", on entend toute
personne physique ou morale disposant d'un bateau et pratiquant l'activité
maritime d'écotourisme baleinier à titre commercial.
Par "acteur institutionnel", on
entend toute institution publique qui choisit de contribuer à l'implantation
de cette activité en Guadeloupe.
Par "partenaire", on entend toute
personne morale qui soutient la présente initiative. Par "observation",
on entend l'acte d'approcher par voie maritime les cétacés.
II - PRINCIPES TECHNIQUES
POUR L'APPROCHE DES CETACES
Afin de minimiser le stress de
chaque animal ainsi que les effets néfastes sur les groupes et sur
leur comportement social, les opérateurs s'engagent à respecter les
principes suivants :
1) Dès
qu'un premier animal est vu ou détecté, la vitesse sera réduite
à six nœuds et maintenue constante et régulière afin de : - réduire
les nuisances sonores, - garder une bonne manœuvrabilité et éviter
les risques de collision avec les cétacés.
2) Les
bateaux à voile doivent, à l'approche des cétacés, mettre le moteur
en route, même au point mort, afin de prévenir les animaux de leur
présence et éviter de les surprendre.
3) A
cinq cents mètres des animaux, il convient de ne pas s'approcher
directement et de les contourner par l'arrière afin d'évaluer la
zone de présence et d'analyser leur comportement.
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3.1)
Si les animaux ne se déplacent pas et sont regroupés en surface,
actifs ou non, les règles d'approche sont les suivantes :
- réduire le bruit au minimum,
- approcher lentement, en angle oblique par l'arrière,
- ne pas approcher à moins de cent mètres.
Il est essentiel de respecter les activités sociales (parade amoureuse,
pêche collective, mère allaitant un petit...). En période de reproduction
(de décembre à mai), et en raison des risques pour les navires
que peuvent occasionner les parades amoureuses des grands cétacés,
rester vigilant au maintien de la distance qui doit séparer le
navire des animaux.
3.2)
Si les animaux se déplacent, qu'ils soient en groupe ou solitaire,
les règles d'approche sont les suivantes :
- S'ils se déplacent lentement, rester derrière les animaux, légèrement
de côté, pour suivre une route parallèle.
- Ne pas dépasser les animaux.
- Ne pas s'approcher à moins de cinquante mètres.
- Ne pas changer de direction ou de vitesse.
- Si les animaux choisissent de se diriger vers le bateau, réduire
la vitesse, mettre au point mort, et attendre le passage de tous
les animaux (une grande attention doit être observée, en particulier
dans le cas de grands cétacés qui se déplacent lentement).
- Sauf urgence, éviter d'utiliser la marche arrière en présence
de plusieurs animaux.
- Ne pas s'approcher des petits non accompagnés.
- Si un jeune s'approche du bateau, stopper et mettre au point
mort : les jeunes cétacés, curieux et non expérimentés, sont souvent
blessés par les hélices.
- Veiller à ne pas provoquer l'éclatement des groupes d'animaux.
Pour cela, suivre une route lente et régulière.
4) Si
les animaux présentent des signes de dérangements tels que : - changement
brutal de direction, - durées d'immersion anormalement brèves ou
répétées, - - battements de queue répétés en surface (cachalots)
Il est impératif de quitter les lieux, lentement.
5) L'observation
des groupes d'animaux ne doit pas excéder trente minutes.
6) En
cas de présence de plusieurs bateaux sur la zone d'observation :
- une coordination entre les skippers est établie par VHF afin de
procéder à l'approche dans la même direction,
- les animaux ne sont pas cernés et il leur est toujours laissé
une issue par voie de surface,
- les sorties sont planifiées dans toute la mesure du possible (route,
horaires...), afin d'éviter la présence de plus de deux bateaux
dans la zone d'observation.
7) Il
est exclu de nourrir les animaux pour éviter toute transmission
d'infection et toute modification de leur comportement alimentaire.
Il est également exclu d'interférer volontairement dans leur comportement
(pas de jeux de balles par exemple).
8) Est
également exclue toute mise à l'eau avec les animaux en raison des
risques potentiels pour ces derniers et pour les baigneurs (parasitoses
et risques liés à la baignade).
9) Quand
on quitte la zone et que les animaux ont sondé, il convient d'attendre
cinq minutes avant d'embrayer les moteurs, puis d'avancer doucement,
avec précaution, pendant environ quatre cents mètres.
10) Toute
poursuite des animaux est exclue.
III - LE ROLE DE L'OPERATEUR
L'opérateur désirant développer une activité
d'écotourisme baleinier doit être conscient des nuisances qu'une telle
activité peut engendrer pour les cétacés et pour l'environnement.
Son rôle est d'organiser des sorties en mer
à la rencontre des animaux.
Dans la pratique de son activité, il s'assure :
- que son bateau est en bon état de fonctionnement,
régulièrement entretenu, avec des moteurs générant le moins possible
de nuisances sonores et de pollution, et conforme aux normes en
vigueur,
- que le nombre de guides est adapté à celui des passagers afin
d'assurer une information de qualité axée sur la protection de l'environnement
et la biologie des espèces.
- que tout rejet en mer (déchets, eaux noires...) est évité afin
de prévenir toute pollution marine.
Les pilotes de bateau sont :
- responsabilisés dans leur mission et respectueux
du milieu marin,
- formés pour l'approche des animaux, de façon à ce que celle-ci
leur soit le moins nuisible possible et sans risques pour les passagers.
Des guides spécialisés, ayant la connaissance
des cétacés, de leur protection, et des différents aspects de leur
conservation et du milieu marin, doivent être présents sur le bateau.
Une éducation faite pendant les sorties aura le double bénéfice de
valoriser l'excursion et d'émettre un discours pédagogique sur l'environnement.
Des matériels pédagogiques doivent être utilisés.
La clientèle est informée sur l'activité de façon réaliste, sans garantir
de voir des animaux à chaque sortie, verbalement, mais aussi par affichage
d'un panneau où pourront figurer :
- des informations sur la protection nationale
et internationale des cétacés,
- des informations sur les espèces rencontrées et l'environnement
marin,
- les résultats des rencontres précédentes,
- un slogan : "Les cétacés sont en liberté dans la mer.La
mer est grande. Rien ne garantit qu'ils seront au rendez-vous aujourd'hui",
- des photos,
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